Une ville sans âme

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Hier j’ai été visité une petite ville dans les environs et un truc m’a frappé, cette ville n’a pas d’âme.

 

Pourtant elle a tout pour être intéressante. C’est une de ces petites villes qui a su garder ses vieux bâtiments, elle a une histoire qui remonte au début de l’industrialisation, donc, elle a quelque chose à offrir… Mais non, tout ce qu’elle offre c’est une aura d’ennui et de solitude. Sur les trottoirs plane des relents d’alcoolisme et de toxicomanie, les rares gens que l’on croisent on l’air de se chercher une raison d’être là. C’est l’ennui total, un ennui poisseux qui te colle à la semelle et dont tu n’as même pas assez de fierté pour enlever cette saleté.

 

Est-ce parce que tous les jeunes qui offrent un potentiel d’avenir fuient ce trou? Alors tout ce qui reste, c’est ceux qui n’offre rien, ou peu. Ceux qu’on croise on l’air de caricatures de gangster mtvien, bref, d’la grosse frime qui donne la nausée. Alors, c’est dans cette ville sans âme que je cherche à trouver le pourquoi. Pourtant, comme je l’ai déjà dit, elle est belle, mais son aura terni sa beauté, qui devient, comme pastiche, vulgaire façade de plateau de cinéma. Bien sûr, il y bien quelques quartiers où l’on sent le bon goût, mais c’est les riches, classique quoi!

 

Voilà une ville qui n’a que ses vieux inutiles à offrir, qui n’a que ses assistés sociaux à exhiber, qui n’a que sa misère, sa pauvreté, ses drames à offrir. Tout cela est bien lourd à porter pour une communauté vieillissante. Je regardais cette ville et je pensais à ces petites bourgades américaines qui pourrissent dans la pauvreté où les gens croupinssent sous le seuil de la pauvreté culturelle.

 

Alors c’est une ville où il n’y a rien à faire, car cela n’est que vains efforts, elle est gangrenée par l’intérieur, c’est pourri. Cette ville fut un point de transit pour plusieurs voyageurs autrefois, ensuite ce fut l’industrialisation qui passait par là, peut être c’est ce passé qui est imprégné dans le béton. Tout ces hôtels maintenant déserté à tout jamais, toute cette vie évanouie au profit des autoroutes et de l’automobiles, c’est peut être d’avoir été une duchesse détrônée dont cette petite ville ne s’est jamais réellement remit…qui sait. Alors, tout ce qui reste c’est une âme qui erre, un squelette de princesse vagabonde.


Publié dans Réflexions

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