Gaspar

Publié le par Clemz

Il est dans un escalier, l’escalier est dans la tour qui plonge sur la défaite des hommes.  Les murs s’allongent sur un parquet d’acier d’où provient la couleur des anges.  Nul ne peut résister aux chants des sirènes, lui il s’en fout car son cœur n’est qu’un puits tari depuis que l’étoile du nord a fondu.  Une femme triangulaire s’est approchée pour mordre son pied, devant l’ingénue elle flotte sur son tapis volant qu’elle a eu pour une poignée de clous rouillés chez les arabes en fleurs.  On frappe au portail de l’église, les anges cessent leur tintamarre.  La séance de rock’n’roll est terminée.

 

Depuis le jour gras qui s’est écoulé sur le plancher da sa chambre aux miroirs jusqu’au téléphone anti-missile, le président ne sait que faire de ses six doigts.  Penseur, il se penche dans le trou de la cuvette pour sentir l’aube de la mer.  Malheureusement, Gaspar, le chat de la bonne a appuyé sur la chasse.  Tout cela est bien triste dans cet après-midi fiévreux.  Le coton des cieux couvre la cité des pieds aux épaules, seules les grandes cheminées peuvent encore respirer.  Dans une fenêtre située au rez-de-chaussée, il l’attend avec impatience, son esprit se cogne sur les cloisons de sa tête fromagé.  Depuis que ses pieds ont fondu sur le calorifère, il reste prisonnier. 

 

Le facteur qui délivre ses colliers, cherche une issu sous la lumière du bout du tunnel.  Il tourne et retourne son rond pour s’échapper de ce labyrinthe.  Portant il a lu l’alenvers du plan de sa fuite gracieuse.  N’ayant plus rien à mettre dans son fusil de chasse, il utilise sa déclaration d’impôt comme ultime munition.  Paf !  Le carrousel et la fanfare vont main dans la main écumer l’esprit naïf des citoyens béats devant le stroboscope de l’ennui.  Seule devant un pied errant, elle tente la conversion.  Mais le pied est futé, dans son derrière il se place, voilà une bonne chose de faite se dit-il.  Enfin, la nuit.  Elle brouille la vue des indécis.  Un baume cherche sa douleur.  Un clochard intergalactique débarque au centre d’achat.  C’est le free-for-all dans le MacDo, les enfants qui vomissent tous ensemble pour réunir le tout dans un grand chant grégorien.  Alors que tout est dans la plus parfaite des harmonies possible.  Le chat Gaspar s’enfuit avec les trésors de la galerie.  Peut être enfin, le reconnaîtrons un jour ses amis oubliés.

 

Publié dans oto-libera

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