Misteur Valaire Golden Bombay

Publié le par Clemz

Tout frais tout chaud sorti des presses de l'industrie musicale, j'ai finalement réussi à mettre la main sur le dernier album de Misteur Valaire Golden Bombay. Je me rappelle la première fois que je les ai entendu c'était lors d'un concours musical organisé par la coalition des travailleurs de rue de Sherbrooke, concours qui s'adressait à tous soit dit en passant! Donc, à cette époque je travaillais au Tremplin 16-30 à titre d'agent de développement culturel et c'est nous qui avons accueilli les musiciens pour le week-end. Comme vous vous en doutez, peut-être pas aussi, c'est Misteur Valaire qui remporta la palme, palme qui se traduisait en heures d'enregistrement studio.

 

Déjà à cette époque ils se démarquaient, mais avec le temps il casse tout simplement la boîte. Hier lors de mon écoute, je me rappelais que les groupes québécois qui s'essayaient à un son hors Québec (métal, punk, rap etc.) avaient toujours un p'tit arrière goût fatiguant, une note qui sonnait Québec. Je n'ai rien contre le son Québec ou les produits Québec ou même le Québec tout court, mais l'effet de tentative d'imitation raté m'agaçait profondément. Imaginez un québécois qui s'essai de parler à la française internationale, je ne sais pas pour vous, mais moi ça m'énarve! Pour revenir à Misteur Valaire, donc, lors de mon écoute, une des choses que j'appréciais le plus, c'était justement ça, fini la pâle imitation d'un son qui provient d'ailleurs. L'album accote n'importe lequel Black eyes peas de ce monde et c'est un produit fait au Québec n'est-ce pas génial! Même que plusieurs de nos groupes québécois ne traînent plus ce handicap de l'imitateur. Pourrait-on dire que nous avons trouvé notre identité musicale? Ou bien, une confiance en notre répertoire et notre culture? Bref, l'album Golden Bombay de Misteur Valaire va rejoindre l'excellente collection de groupes québécois de la trempe des Loco Locass, Pierre Lapointe, Arianne Moffat, Coeur de pirate et tous les autres que je ne nommerai pas, mais qui ont su se trouver une personnalité et une originalité qui fait qu'aujourd'hui nous pouvons être fier de nos groupes. Je sais, je sais il y en a eu des bons à l'époque, mais je commence à être fatigué d'entendre parler d'épinette en colère et des bars de la rue Ste-Catherine, je veux une musique qui s'exporte internationalement et qui conserve une forte personnalité!

Publié dans Edito

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